Présentation du fonds José Mora Guarnido
par : Fatiha IDMHAND

Conservé à Lille, le traitement du Fonds Alcides Giraldi, qui comprend celui de José Mora Guarnido, est actuellement l’objet du travail d’un groupe de chercheurs, de professionnels et d’étudiants. Celui de José Mora Guarnido fait état de pièces littéraires, d’articles de presse, de carnets manuscrits, d’une ample correspondance et de documents divers tels que des photos personnelles ou dédicacées, ou des cadres photos.

Plus précisément, le fonds contient :

  • 95 récits manuscrits et tapuscrits, répartis selon les deux référents spatiaux qui scindent les histoires racontées, l’Espagne d’un côté et l’Amérique de l’autre. Parmi ces récits, 58 appartiennent à l’espace « américain » 34 à l’espace « espagnol » et 3 récits à d’autres espaces (tels que Shangaï, la France ou les États-Unis).
  • 31 pièces de théâtre réparties elles aussi selon deux espaces - 20 et 10 dont le scénario est situé par l’auteur respectivement en Amérique et en Espagne, et une pièce dont l’action est localisée en France.
  • 15 essais dont quatre portent sur des personnalités politiques ou artistiques : José Batlle y Ordoñéz, Manuel de Falla et Federico García Lorca, sur Baltasar Brum et Guillermo de Torre tandis que les onze autres traitent de thèmes divers tels que la littérature, la culture ou les relations de couple.
  • 42 petits carnets manuscrits écrits entre 1925 et 1947.
  • Une importante anthologie journalistique constituée de près de 105 papiers de José Mora Guarnido et d’une série de 69 articles conservés et classés par thèmes. Ces articles ont été numérisés et sont progressivement publiés sur le site internet.
  • Une importante correspondance de 397 lettres.
  • 6 cours de littérature tapuscrits.
  • 13 poésies dont 2 écrites par José María Marino et Enrique Amorim et conservées par l’auteur et surtout la version, unique au monde, du Romancero de la luna, luna dédicacée par Federico García Lorca en 1934.
  • Deux revues dont Negro sobre blanco, boletín literario bibliográfico (Losada, Buenos Aires, 1960) et un récit bref de Carlos Ruiz Daudet, Lisandro Cabrera (tapuscrit de six pages, six feuillets écrits au verso)
  • De nombreuses photos, prises avec la famille et les amis uruguayens dont une est encadrée et dédicacée par Manuel de Falla
  • Des documents identitaires et consulaires, dont la carte de citoyenneté uruguayenne ou son acte de naissance à Alhama de Granada par exemple.

Aujourd’hui, le plan de classement de ce fonds est toujours en cours de saisie sur une base de données qui sera en ligne en 2014.